On vous rappelle !


L’effet cartable : son impact sur l’immobilier parisien

Depuis peu, un phénomène touche le marché de l’immobilier à Paris : c’est l’effet cartable. C’est le fait pour certaines familles de ne chercher des appartements qu’à proximité de « bons » collèges dans le but de faire profiter à leurs enfants d’une meilleure éducation. Mais cette tendance a des répercussions non négligeables sur les prix de l’immobilier dans la capitale : près des collèges réputés, les prix des logements peuvent connaître une augmentation de 7 à 27 %, voire plus. Quelle est l’ampleur du phénomène ? COSIM, votre chasseur d’appartement à Paris vous éclaire sur le sujet.

 

À proximité des bons «collèges», les prix de l’immobilier augmentent

Dans le monde de l’immobilier, l’effet cartable n’est pas une nouveauté. Les agences immobilières et les chasseurs d’appartement en parlaient déjà il y a quelques années. Mais au fil du temps, le phénomène a pris de l’ampleur. C’est ce que montre une étude menée récemment par la plate-forme MeilleursAgents. Cette étude a été faite en se basant sur le prix du mètre carré, dans la capitale et dans 8 autres grandes villes, dans un rayon de 300 m autour des collèges publics les plus « côtés ». C’est-à-dire les collèges qui ont obtenu la note « A » dans le classement mensuel du magazine L’Étudiant du mois d’avril 2017.

À Paris, le prix du mètre carré dans les 300 m autour de ces collèges est 17 % plus cher que le prix moyen dans d’autres parties de la ville. Aux environs de certains collèges, la différence est encore plus importante : une augmentation de 37 % autour du Collège Victor-Hugo (3e arrondissement) et plus de 51 % autour du collège Victor-Duruy (7e arrondissement). Malgré tout, il existe des exceptions comme aux alentours du collège Jean-de-la-Fontaine (16e arrondissement) et du collège Georges-Courteline où les prix ne connaissent qu’une augmentation respective de 4 et 8 % : ces endroits peuvent donc être considérés comme des « bons plans ».

 

L’effet cartable : un phénomène à relativiser

S’il est vrai que les prix de l’immobilier connaissent une augmentation autour des établissements d’enseignement bien réputés, l’existence d’exception amène néanmoins à se poser des questions sur l’absoluité du phénomène. L’expérience montre que dans le monde de l’immobilier, il est toujours difficile de déterminer les raisons d’une tendance ou d’une fièvre immobilière. Tout cela pour dire que la seule réputation des écoles ne suffit pas à expliquer une telle différence des prix. Des experts estiment que l’environnement sociologique est encore plus déterminant. Cela est d’autant plus flagrant lorsqu’on constate que les zones autour des collèges les plus réputés, même publics, rassemblent surtout des ménages aisés.

Ce constat s’explique par le système d’affectation des collégiens et des lycéens en fonction de la carte scolaire. Ce système veut que plus ils habitent près des établissements réputés, plus leurs chances d’y entrer seront grandes. Le problème est que cela favorise les foyers aisés et désavantage les ménages modestes. Conséquence, au niveau des écoles, on assiste à une faible mixité sociale : ceux qui n’en ont pas les moyens ne pourront jamais accéder à une éducation de bonne qualité. Au-delà des problèmes de l’augmentation excessive des prix de l’immobilier, l’effet cartable soulève donc des questions sur l’un des principes fondamentaux prônés par la république : l’égalité devant le service public, plus précisément, l’égalité de chance d’accéder une éducation de qualité.

COSIM, votre chasseur immobilier, vous accompagne dans vos recherches et votre compréhension du marché.

Florian Marjolet Posté le 1 février 2019