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Chasseur d’appartement, la fin du mythe de la double commission

Certains candidats à l’acquisition se détournent du service d’un chasseur d’appartement pour cause de « double commission ». Ils estiment qu’ils devront supporter potentiellement les honoraires de l’agence immobilière en charge de la vente en sus des honoraires du chasseur immobilier.
COSIM, chasseur d’appartement sur Paris et sa banlieue, vous apporte son analyse afin de vous aider à y voir plus clair dans les méandres du jargon immobilier.

 

Préjugé n°1 : « l’Acquéreur supporte les frais d’agence immobilière »

Il est pourtant évident qu’un consommateur faisant appel au service d’un professionnel le rémunère pour le travail réalisé (avocat, médecin…). Ici, le consommateur (le Vendeur) se tourne vers un professionnel (une agence immobilière) afin de commercialiser son bien immobilier, c’est bien à lui de prendre à sa charge les honoraires pour le service rendu. L’Acquéreur va donc formuler une offre d’achat au prix du marché indépendamment du fait que le Vendeur soit en direct ou représenté par une agence.

Certaines personnes s’appuient sur une ambiguïté introduite par le législateur : les honoraires d’agence peuvent être inscrits dans le mandat de vente « charge Acquéreur ». Dans les faits, cela ne change absolument rien car dans tous les cas la commission est fixée contractuellement. Prenons l’exemple d’un bien affiché sur un site grand public 500 000€ frais d’agence inclus (20 000€ de commission d’agence). Dans le cas du « charge Acquéreur », l’Acquéreur paiera 480 000€ au Vendeur et 20 000€ à l’agence. Dans l’autre cas, l’Acquéreur paiera 500 000€ au Vendeur qui rétrocédera 20 000€ à l’agence. Dans cette illustration, nous voyons bien que le Vendeur récupère le même montant (480 000€), supporte les frais d’agence et l’Acquéreur paie le même prix (500 000€).

 

Préjugé n°2 : « Si je passe par un chasseur et que le bien est vendu par une agence, je vais supporter 2 commissions »

Nous avons montré précédemment que les frais d’agence sont toujours supportés par le Vendeur, qui doit abaisser son net vendeur afin que le prix d’affichage reflète le prix du marché. Malgré cela, on pourrait objecter qu’il serait préférable de trouver le bien immobilier par un particulier que par une agence pour « économiser » les frais d’agence. Il n’en n’est rien, l’illustration ci-dessous le confirme.

Lorsque nous achetons des fruits et légumes, le prix est sensiblement le même que ce soit en direct (le marché) ou via un intermédiaire (le supermarché)… souvent même plus bas dans le second cas. Il est normal que le producteur baisse son prix de vente au supermarché compte tenu des économies de temps et d’argent (déplacement) que lui procure une vente par le supermarché. Pour aller plus loin, le service payant de livraison à domicile des fruits et légumes à destination du consommateur pourrait être comparé au service d’un chasseur immobilier à destination de l’Acquéreur. Ainsi, les honoraires d’agence sont supportés par le Vendeur (le producteur) qui a besoin d’être aidé pour sa commercialisation, ceux du chasseur par l’Acquéreur (le consommateur) qui bénéficie d’un service d’accompagnement complet.

En synthèse, un Vendeur profite du service de vente et supporte les honoraires de l’agence. L’Acquéreur bénéficie d’un accompagnement sur mesure et complet, les honoraires du chasseur sont un investissement à sa charge.

Florian Marjolet Posté le 15 octobre 2018