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Quels sont les coûts à prévoir lors de l’achat d’un bien immobilier ?

Vous prévoyez d’acheter un bien immobilier ? Sachez qu’en plus du prix du bien, vous devrez faire face à de nombreux autres frais. Le point sur les frais supplémentaires à prévoir au cours de l’achat d’un bien immobilier.

Les frais de notaire

Il appartient à l’acquéreur de payer les frais de notaire. Également appelés frais d’acquisition, ils représentent environ 7.5 % du prix du logement. En réalité, la terminologie « frais de notaire » constitue dans une certaine mesure un abus de langage. La raison ? Une grande partie de cette dépense est constituée par des droits fiscaux (droits d’enregistrement et de gestion) que le notaire collecte et reverse au Trésor Public. Outre ces droits, ces frais sont également constitués par les honoraires du notaire.
Il faut savoir que peu importe le lieu d’exercice du notaire qui s’occupe de la vente, les frais de notaire sont toujours soumis au même tarif obligatoire. De plus, comme vous l’aurez deviné, leur montant varie suivant le montant de l’achat :

  • Plus le prix d’achat est bas, plus le pourcentage des frais de notaire est élevé
  • Plus le montant de l’achat est important, plus le pourcentage de frais de notaire est bas

Pour ce qui est du montant de la rémunération du notaire, il est fixé par décret, donc impossible de les négocier… Sauf si le notaire décide de ne pas facturer sa prestation (possible pour les clients réguliers).

Les frais de chasseur immobilier

Si vous avez acheté votre bien en passant par un chasseur immobilier, les honoraires constituent un autre coût supplémentaire que vous devrez prendre en compte. Contrairement aux frais de notaire, les frais de chasseur immobilier sont librement fixés par le cabinet.
Ils représentent généralement entre 2% à 4% du prix de vente. De plus, le pourcentage est dégressif en fonction du montant d’acquisition.

Le coût de l’emprunt

Actuellement, la majorité des acheteurs finance l’achat de leur bien via un crédit. Le principe est simple, une fois l’achat réalisé, l’acheteur devra rembourser la somme qu’il a empruntée avec les intérêts et les frais annexes engendrés par le prêt lui-même : assurances, frais de dossier (généralement entre 500 à 1000 euros), frais de garantie (pouvant s’élever jusqu’à 1 % du capital emprunter dans l’ancien et jusqu’à 2 % dans le neuf)…
Notez que plus l’apport personnel est important plus le taux d’intérêt sera compétitif. Pour profiter des meilleures offres, il est fortement conseillé de faire appel à un courtier en crédit immobilier.

Les taxes liées au logement

Il appartient au notaire de veiller à la répartition de certains frais liés au bien immobilier entre le vendeur et l’acquéreur. Le fisc considère les impôts locaux comme dus par celui qui était propriétaire au 1er janvier. Ce qui veut dire que les taxes de l’année en cours restent à la charge du vendeur.
Toutefois, dans la pratique, l’acte de vente prévoit souvent une répartition de la taxe foncière entre le vendeur et l’acheteur. Il appartiendra alors au vendeur de payer la taxe foncière due du premier janvier jusqu’au jour de la vente et à l’acquéreur la somme due entre le jour de la vente et le 31 décembre. En ce qui concerne la taxe d’habitation, elle est due intégralement par le propriétaire au 1er janvier.

Les charges de copropriété

Le principe est que les charges de copropriété sont dues au syndic de la copropriété par la personne qui est copropriétaire à leurs dates d’exigibilité. Le montant de ces charges peut toutefois être réparti entre le vendeur et l’acheteur si cela a été convenu dans le contrat de vente.
De plus, si la vente a lieu au cours d’un trimestre, il y aura une répartition prorata temporis des charges de copropriété entre le vendeur et l’acquéreur. Toutefois, si un appel complémentaire ou un remboursement survient en fin d’exercice, ce sera le copropriétaire à ce moment-là qui sera le bénéficiaire ou seul redevable.

Les travaux décidés par la copropriété

Ici, le principe est le même que pour les charges de copropriété : le paiement des travaux décidés par la copropriété est à la charge de celui qui est copropriétaire au moment où les appels de fonds sont à régler.
Des dérogations à ce principe sont prévues dans l’acte de vente. Voici ce qui est le plus couramment prévu :

  • Les travaux décidés avant le compromis de vente sont à la charge du vendeur
  • Les travaux décidés entre le compromis et la signature de l’acte authentique sont également à la charge du vendeur, sauf s’il donne à l’acheteur le pouvoir d’assister à l’assemblée et de prendre sa place pour le vote

Les autres charges à prévoir

Outre les éléments précités, les 3 postes qui suivent constituent des dépenses facultatives ou possibles à prévoir lors de l’achat d’un bien immobilier :

  • Les frais de déménagement : si vous vous faites aider par vos proches lors de votre déménagement, vous ne dépenserez qu’une centaine d’euros en frais de déménagement. Le coût sera plus conséquent si vous recourez au service d’un déménageur professionnel
  • Les travaux : ils sont quasi-incontournables si vous achetez dans l’ancien. Isolation de la toiture, changement de chaudière, changement de serrure… L’accumulation de ces petits travaux peut atteindre une somme importante. Donc, prenez-les en compte au moment où vous fixez le budget global de votre achat immobilier
Florian Marjolet Posté le 25 novembre 2019